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Bruxelles

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    Bruxelles [bʁysɛl] (Brusselen néerlandais, Brüsselen allemand, Brusseleen wallon) est la capitale du Royaume de Belgique. Elle est également le chef-lieu de plusieurs organismes fédérés, à savoir de la Région de Bruxelles-Capitale, de la Communauté française de Belgique (depuis mai 2011 désignée Fédération Wallonie-Bruxelles) et de la Communauté flamande[1]. La ville est aussi le siège de la généralité des institutions de l’Union européenne, ce qui lui vaut souvent la dénomination de capitale de celle-ci, bien que l’Union ne dispose pas officiellement de capitale. La Commission européenne, le Conseil de l’Union européenne, le Conseil des ministres, le Parlement européen (pour les travaux de commissions et des sessions plénières additionnelles), le Comité des Régions et le Comité économique et social sont des institutions bien connues siégeant à Bruxelles[2]. Bruxelles accueille 1600 institutions et organisations internationales, dont entre autres l’OTAN, et avec la présence de plus de 2500 diplomates, Bruxelles représente le deuxième centre de relations diplomatiques du monde, après New York[3].

    Lors de la naissance de la communauté des Six en 1951, plusieurs institutions sont crées afin de gérer l’organisation et l’exécution du travail de la communauté (la Haute Autorité, le Conseil des ministres, l’Assemblée commune et la Cour de Justice). Parmi les villes qui sont suggérées dans le but de recevoir ces institutions, Bruxelles se voit dans les favories, mais faute de support du gouvernement belge (qui favorise Liège et non la capitale à cause de ses conflits internes linguistiques) elle est réfusée. Un accord temporaire proclame Luxembourg comme siège provisoire des insitutions, sauf pour l’Assemblée commune, qui s’installe à Strasbourg[4]. Avec la création de deux nouvelles communautés en 1957, la CEE et l’Euratom, surgit le besoin d’un siège pour ces nouvelles institutions, et la capitale belge s’avère de nouveau être une candidate principale. Cette fois-ci, le gouvernement belge mise d’autant plus sur la candidature de Bruxelles, et investit à grand mesure dans de nouvelles constructions et des espaces de bureaux dans le but de bien pouvoir accueillir les institutions nouvelles-nées. En même temps, les Six se mettent d’accord pour rassembler toutes les fonctions de la communauté dans une seule ville. Pourtant, par manque de décision sur quelle serait cette ville,  l’on décide, en février 1958, d’établir un comité d’experts chargé de déterminer le choix le plus approprié, et d’installer, dans l’attente du rapport de ce comité, les services communautaires à Bruxelles[5].                                                                                                                                                                                           Le comité conclut que Bruxelles serait une très bonne alternative pour être le chef-lieu de la communauté, cela en raison de plusieurs arguments divers : la ville détient une zone métropolitaine active, des moyens de communication nationaux et internationaux efficaces, une économie ouverte, un système de sécurité social stable et plusieurs établissements d’enseignement supérieur. Elle présente également une vie culturelle vivante avec un grand nombre de centres culturels, des musées et des théâtres. Finalement, au niveau de la politique européenne, la situation géographique et linguistique de Bruxelles fait d’elle un véritable carrefour des cultures latine et germanique. En outre, en étant la capitale d’un petit pays, elle est considérée comme un territoire plutôt neutre, voire neutralisant, entre deux des pouvoirs les plus importants ; la France et l’Allemagne[6].

    Cependant, à cause de positions divergentes entres les six États, aucune décision formelle est  prise sur la question de la capitale, et, à l’exception de certains ajustements lors du traité de Bruxelles en 1965, une situation de statu quo de longue durée s’installe autour de la question : la plupart des institutions restent à Bruxelles, tandis que Luxembourg garde la Cour de Justice et Strasbourg reste le siège pour le Parlement (l’Assemblée commune)[7]. Il faut attendre le Conseil européen d'Édimbourg des 11 et 12 décembre 1992, pour atteindre un accord formel sur le chef-lieu officiel de la communauté, lors duquel la localisation actuelle est entérinée[8].

    Aujourd’hui, l’Union européenne emploie en total environ 32.000 fonctionnaires à Bruxelles, dont la Commission européenne répond de presque 22 000[9], le Parlement de 3 600, le Conseil de l’Union européenne de 3 100, le Comité des Régions de 500 et le CES de 800 personnes[10]. De plus, la présence de l’UE implique indirectement des effets économiques et sociaux de grande importance pour la ville, en ce qui concerne entre autres le tourisme, le marché d’immobilier, l’industrie hôtelier, la restauration et la construction. Sur les 3,5 millions de mètres carrés qui constituent les espaces de bureau en usage à Bruxelles, les services de l’Union européenne en disposent de la moitié[11].



    [1]www.belgium.be

    [4]Demey 2007 : 175-177

    [5]Idem : 190-193

    [6]Idem : 196-198

    [7]Idem : 205-207

    [11]Demey 2007 : 7-8

     

    Bibliographie:

    Demey, Thierry. (2007) Bruxelles, capitale de l'Europe. Bruxelles: Badeaux